Nos entrepreneurs d'ici

Voici des entrevues menées avec des entrepreneurs d’ici qui sont dotés d’une responsabilité sociale.

Humain et engagé, c’est ce qui décrit le mieux Stéphane Slogar, celui qui est à la tête de SLOGAR depuis 2005, entreprise qu’il a cofondée avec son frère Grégory. L’organisation a pour principale mission de protéger les avoirs et récupérer le dû des personnes accidentées de la route et du travail. Un domaine qui est venu tout naturellement aux deux frères, autant par un concours de circonstances au niveau professionnel que familial.

En 14 ans de carrière chez SLOGAR, Stéphane en a vu de toutes les couleurs, mais persiste à dire que sa plus grande fierté est d’avoir pu régler chaque dossier grâce à son équipe très qualifiée. «Tout ce que tu peux imaginer au Québec en matière d’accident de travail, d’accident de la route, ou en matière de personnes qui ont des conditions personnelles, on l’a chez nous. Notre plus grand accomplissement c’est qu’on peut faire n’importe quel dossier, n’importe quel type de problématique. Aussi, je dirais que c’est la maturité de l’équipe. La maturité de l’organisation. Puis, le fait qu’on est capable d’aider énormément de personnes. On va chercher beaucoup de sous pour eux, puis on dessert au-delà de 1000 clients par année » , explique-t-il. Stéphane raconte aussi qu’il est très important d’offrir un environnement très humain à chaque client puisque les gens rencontrés sont souvent très vulnérables dû à leur condition.

De plus, il explique qu’il est essentiel de toujours donner l’heure juste aux clients, à chaque étape du processus. Cela permet ainsi une totale transparence qui rassure automatiquement le client et lui permet de laisser le dossier entre les mains de véritables professionnels. «Les gens qui ont un accident de travail, un accident de la route ou qui, de leur côté, ont une condition personnelle qui est indemnisable, bien ce sont des gens qui sont vulnérables, ce sont des gens qui sont touchés dans leur intégrité physique et psychologique. Ce sont des gens qui ont vraiment besoin d’une entreprise à caractère humain, » raconte Stéphane à ce sujet.

D’ailleurs, il pense vraiment que c’est l’élément clé qui leur permet de se différencier des autres entreprises qui œuvrent dans le même domaine. «Ce qui nous distingue de la concurrence c’est vraiment notre approche humaine parce que, oui on a le côté juridique parce qu’on a des avocats, mais on a des intervenants de carrière, des gens qui sont habitués de travailler avec des êtres humains. Notre contribution sociale, elle est vraiment dans notre approche humaine de ce domaine-là, » raconte-t-il. Même à l’interne, il est important de garder cette même approche humaine et de donner un espace aux employés pour vraiment leur permettre de se dépasser sans trop de restrictions. «La mission c’est d’amener les employés, qui sont nos collaborateurs à moi et Gregory, à développer leur plein potentiel. Leur faire confiance et les amener à être meilleurs au jour le jour.» Ce qu’il appelle, dans ses mots, une entreprise de confiance.

Sinon, ce qui motive le plus Stéphane dans le cadre de son travail c’est de pouvoir régler chaque dossier, peu importe sa complexité, et voir la vie des gens se changer instantanément devant lui. «C’est vraiment de voir les clients se transformer parce qu’on réussit à régler leurs dossiers et de voir les collaborateurs, employés, se transformer au fur et à mesure qu’on grandit pour aider les gens […] réaliser un dossier à la fois, un client à la fois, régler le problème de ces gens-là, les aider, leur donner l’heure juste, pour moi ça me rend heureux, » explique Stéphane.

Pour la suite, Stéphane espère surtout que malgré la croissance de l’entreprise, les employés garderont toujours les mêmes valeurs et la même mission au fil du temps. Un défi quotidien qui ne lui fait pas peur du tout étant donné la vision très claire qui est partagée par l’ensemble de l’équipe depuis toutes ces années. SLOGAR est, de toute évidence, une entreprise basée sur des valeurs très humaines qui n’a pas fini de changer des vies un dossier à la fois.

La Moisson Rive-Sud, le plus grand organisme communautaire en Montérégie, a été fondée en 1992 par deux épiciers, Jean-Pierre Boyer et Réal Marchand, qui voulaient initialement venir en aide aux personnes plus démunies qui ne mangeaient pas à leur faim sur la Rive-Sud. Ils récupéraient des denrées de leur propre magasin et les redistribuaient à travers ce réseau d’entraide. Avant de s’appeler la Moisson Rive-Sud, l’organisme  portait le nom de Centre de Distribution Alimentaire de la Rive-Sud (CDARS) mais sa mission, elle, n’a jamais changé au fil des années. En effet, la mission de l’organisme a toujours été très simple : «On récupère des denrées, ce qui fait diminuer l’empreinte écologique, et on la redistribue à des gens qui en ont besoin, qui autrement ne mangeraient pas » , résume Dany Hétu, le directeur de l’organisme.

Chaque mois, ce sont 834 bénévoles qui réussissent à dépanner plus de 17 000 personnes à manger à leur faim. De ce nombre, 35% sont des enfants. Un très bel accomplissement qui ne fait que s’accroître d’année en année puisque l’organisme est toujours en pleine croissance grâce à ses nombreux partenariats. La croissance est si élevée que le prochain objectif de l’organisme est d’agrandir ses locaux afin de pouvoir fournir à la demande. « Le local ne répond pas aux besoins qu’on a. Il est trop petit. Donc, on est un petit peu limité par l’espace qu’on a. En ce moment, même si on voulait aider plus, récupérer plus, on est un peu limité par notre espace malheureusement donc, la prochaine étape serait vraiment de déménager. Ça va vraiment nous propulser vers de nouveaux sommets », explique la coordonnatrice Marie-Claude Savaria.

Selon monsieur Hétu, il s’agit du plus gros obstacle qui se dresse sur leur chemin avant de pouvoir développer et contribuer davantage à la communauté. «Si on est relocalisé, on peut donc récupérer plus de denrées et en distribuer plus, mais on peut aussi accueillir plus de bénévoles », ajoute-t-il à ce sujet. Cependant, le manque de financement est la principale cause qui empêche cette relocalisation d’être exécutée dans les plus brefs délais et l’équipe travaille très fort pour collecter plus de dons afin d’y parvenir. Sinon, tout le monde coopère main dans la main pour atteindre les différents objectifs de l’organisme.

Au sein de la Moisson Rive-Sud, on mise plutôt sur un leadership partagé, ce qui veut dire que tous les membres impliqués sont mis à contribution pour prendre des décisions de groupe. Madame Savaria explique même que chaque personne peut être invitée à participer à toutes sortes de tâches différentes, peu importe son rôle en temps normal, si cela peut aider à répondre à la demande plus rapidement. «Puisqu’on est un organisme à but lucratif et qu’on a un budget limité, on n’a pas le choix de s’organiser comme ça. Le directeur général doit parfois conduire le camion parce que personne ne peut conduire le camion. Puis moi, s’il y a une journée où je dois découper du papier pour faire nos événements, je vais le faire aussi. Si on est sous pression, on va faire ce qu’il y a à faire pour arriver à nos fins » , raconte Marie-Claude sur la répartition des tâches.

Au final, malgré les difficultés au niveau du financement et le besoin urgent de se relocaliser, tout ce gros travail finit par payer à la fin de la journée, car les impacts positifs sur la communauté sont bien réels. L’équipe de la Moisson Rive-Sud, autant les employés que les bénévoles, se serrent les coudes toute l’année pour fournir aux organismes communautaires de la Montérégie des denrées de qualité qui pourront nourrir un maximum de gens dans le besoin. «Pour moi, c’est toute l’aide qu’on apporte aux gens fragilisés par l’entremise de nos précieux organismes qui est le plus important », conclut le directeur au sujet de ce qui le motive dans le cadre de son travail. Il ne fait aucun doute que l’organisme parviendra à relever tous les défis qui se mettront sur leur chemin puisqu’il s’agit d’une équipe unie et passionnée qui est définitivement capable de soulever les plus grosses montagnes ensemble. 

En entrant dans les bureaux de Côté Jardin, on ne peut s’empêcher de remarquer tout de suite le côté très moderne, épuré et vert représenté par l’entreprise qui œuvre principalement dans l’aménagement urbain. L’équipe est jeune, dynamique et soucieuse de se démarquer dans le milieu de la construction grâce à son virage plus écologique et responsable. Monsieur Pierre Dagenais, le président et fondateur de l’entreprise, se montre très facile d’approche avec son sens de l’humour aiguisé et son attitude très décontractée. Il est accompagné de son associé, Clément Mouchel, le directeur des opérations, pour cet entretien.

D’entrée de jeu, Pierre estime que le travail doit d’abord et avant tout s’accomplir dans le plaisir : «Ce qui est vraiment important pour moi, il faut que j’aie du plaisir en venant travailler. Et il faut que les gens autour aient du plaisir aussi. D’entendre du monde rire l’après-midi parce qu’ils se racontent des farces, c’est parfait. Ça veut dire qu’ils sont bien, qu’ils sont heureux. » Pour aider à renforcer les liens au sein de l’équipe de travail, l’entreprise organise souvent des 5 à 7 le vendredi après les heures de bureau, ou sinon bien des activités comme du CrossFit et du badminton.

Cela fonctionne si bien que les employés organisent souvent des activités en dehors du travail, pour continuer à entretenir leurs liens. «Le milieu de la construction est vraiment « tough », mais tu peux quand même avoir du plaisir à travailler là-dedans et moi c’est ce que j’aime. J’arrive ici et le milieu de travail est extraordinaire. L’ambiance est le fun, tout le monde est content d’être là et, ça, c’est ce qui me motive », poursuit-il à ce sujet.

Son associé, Clément, rajoute qu’il est important que chaque employé puisse s’accomplir à travers l’entreprise et participer à quelque chose qui les représente bien. «Nous on a une vision, c’est sûr qu’on veut se rendre à un certain point, mais c’est aussi de s’assurer que les objectifs personnels et individuels vont dans ce sens-là parce que sinon c’est impossible que ça fonctionne », explique-t-il. Pierre considère tous ses employés comme une famille soudée où tout le monde peut venir le voir n’importe quand en cas de problème. Il se montre très flexible et s’assure que le personnel ne manque de rien. D’ailleurs, celui-ci n’est pas du tout un gestionnaire autoritaire et reconnaît que chaque employé a le droit de se tromper. « Ma façon de gérer c’est que tu as le droit à l’erreur. Si tu ne fais pas d’erreur, tu ne te tromperas jamais et, à un moment donné, tu n’avanceras pas non plus. Je laisse beaucoup de latitude à tout le monde. Je suis un peu comme un conseiller d’entreprise, c’est ce que j’aime », raconte Pierre au sujet de la façon dont il se positionne face à son rôle dans l’organisation. Il reconnaît aussi qu’il n’a pas le savoir absolu et il laisse à tout le monde le soin de faire des suggestions puisque ce sont souvent les gens sur le terrain qui savent mieux que quiconque ce qu’il est nécessaire de changer pour optimiser les façons de faire déjà en place.

Lorsqu’il est question de ce qui démarque l’entreprise de ses compétiteurs, monsieur Dagenais n’hésite pas à mentionner que l’environnement fait partie de leurs priorités. «On essaie vraiment de pousser sur le côté environnemental. Il n’y a pas grand monde qui fait ça. Puis on tente de convaincre les clients que c’est intéressant et que ça vaut la peine.  Ça, c’est difficile. Nous on fait notre part, par exemple, on achète des camions électriques » , explique-t-il au niveau de leur implication environnementale.

Il tente d’ailleurs de conscientiser le plus de gens possible à emprunter une trajectoire plus verte, car il s’agit inévitablement d’un virage important à faire dans le milieu, mais il est bien conscient qu’il est très difficile de changer des habitudes déjà bien ancrées depuis très longtemps. Sinon l’entreprise est membre d’un regroupement, dont Monsieur Dagenais est président du CA, qui est en voie d’embaucher un responsable du développement durable. Cette personne aura pour mandat de trouver des solutions plus vertes pour les entreprises membres, ce qui devrait pouvoir apporter une différence dans les projets futurs.

Chez Côté Jardin, la qualité du service est primordiale et l’équipe s’assure toujours de fournir un travail exceptionnel malgré les obstacles qui peuvent parfois se mettre en travers de leur chemin. «On essaie d’être une entreprise toujours au service du client. Parfois notre client, comme les municipalités par exemple, n’est pas facile à gérer. Puis des fois le client, tu as l’impression qu’il est un peu en guerre contre toi. Ça dépend sur qui tu tombes. Ça, c’est le côté plus dur. Mais on essaie toujours de trouver des solutions et de faire économiser nos clients » , explique Pierre sur la dure réalité qui se cache derrière les clients plus difficiles à gérer. Malgré tout, Côté Jardin s’engage à respecter ses engagements jusqu’au bout et à honorer ses valeurs en toute circonstance. Chose qui n’est pas toujours facile à faire dans le monde de la construction.

« Il y a de la défiance au niveau des entrepreneurs dans le monde la construction. Mais je pense que tout le monde ici est quand même habité par cette volonté d’être vertueux puis de toujours aller dans le sens du client, de l’économie puis de l’avantage général. D’apporter des solutions qui sont avantageuses pour tout le monde et pas nécessairement que pour l’entreprise », rajoute monsieur Mouchel.

Au final, malgré les divers combats que doit mener l’entreprise pour respecter sa mission au quotidien, Côté Jardin demeure un exemple à suivre autant au niveau de son éthique de travail que son implication environnementale. Des atouts qui parviendront définitivement à assurer la pérennité de l’entreprise dans le futur. «La réussite pour moi, c’est la pérennité. Moi, je suis content, j’ai réussi à monter cette entreprise-là sur 34 ans. Je suis content, car là y’a des gens qui vont la reprendre et qui vont faire quelque chose de bon avec ça », raconte monsieur Dagenais quant à ce qu’il qualifie de succès. Il n’y a aucun doute que Côté Jardin continuera à rester une valeur sûre pour démarrer des projets d’envergure qui sauront faire une réelle différence autant dans la société que pour l’environnement. Un véritable vent de fraîcheur dans un domaine encore trop ancré dans les vieilles façons de faire.

Il ne suffit que d’un simple entretien avec Steve Trinque pour réaliser à quel point l’homme est généreux de son temps et de son expérience. L’entrepreneur qui est derrière l’agence totale MXO, une entreprise de communication et marketing, est d’abord et avant tout un être humain qui cherche à répandre le bien commun autant dans son équipe de travail que dans sa communauté. Au départ, celui-ci explique qu’il a créé son agence avec l’idée de prouver à tout le monde qu’il était un bon designer. Cependant, il en est tranquillement venu à la conclusion que ce n’était pas un objectif tout à fait satisfaisant sur le long terme. «MXO, quand je l’ai formé, mon but c’était de me réaliser comme designer. Tu sors de l’université, tu as un diplôme, tu veux prouver à la Terre entière que tu es un bon designer. J’ai fini par le faire, mais une fois que c’est fait, c’est quoi la prochaine étape? » raconte Steve au sujet de ses débuts dans le métier.

Sa vision 

Au fil des années, sa vision du travail change beaucoup et il considère même que sa carrière peut être divisée en deux parties bien distinctes : avant et après sa grosse remise en question au niveau professionnel. En effet, Steve a réalisé qu’il n’était pas heureux en agissant sous une formule plus autoritaire et directive avec ses employés. «J’avais des employés qui travaillaient pour moi et non pas des employés qui travaillaient avec moi […] J’ai compris dans le fond que mon essence c’est de collaborer. Quand tu démarres en affaires, tu es tout seul et à un moment donné, la vision du président directeur général c’est quelqu’un qui doit diriger, puis diriger alors que ce n’est pas ça pour moi. » Il a alors décidé de réviser son approche et de miser plutôt sur la collaboration et la communication pour mener son équipe vers le succès. «Ce qui m’interpelle le plus c’est d’avoir réussi à mettre un paquet de gens ensemble, de tous les horizons, et que la somme des parties donne quelque chose de beaucoup plus grand que si on faisait juste 1+1+1+1.» répond-il avec fierté lorsqu’il explique ce qui le motive le plus dans le cadre de son travail. D’ailleurs, celui-ci se considère plus comme un coach qu’un président d’entreprise, car il aime davantage conseiller ses employés et les guider vers la réussite plutôt que de les diriger comme un patron.

Plus la discussion progresse, plus il devient évident que la communication est ce qui importe le plus pour Steve Trinque. Il accorde une importance particulière aux messages véhiculés et il s’assure aussi que tout le monde comprenne le vrai sens derrière chaque mot prononcé. Il recherche cette bonne communication autant dans sa relation avec ses employés que ses clients. Il définit même son style de leadership par le biais de la communication : «Moi je suis en mesure de m’ajuster pour que mon message, en tant que communicateur, soit compris de l’analytique, d’un directif, d’un collaborateur, d’un animateur, etc. Pour être un bon leader, ce n’est pas aux autres de s’adapter à toi. Il faut que tu aies cette capacité-là d’être caméléon pour passer ton message au plus grand nombre de personnes.»

Une compétence qui démontre bien l’étendue de ses habiletés relationnelles dans un monde où l’on ne prend plus assez le temps de bien communiquer avec ses employés et où on favorise plutôt la performance par-dessus tout.  D’ailleurs, celui-ci déplore ouvertement la pensée commune dans le monde des affaires où tout ce qui importe c’est la croissance et faire le plus d’argent possible sans réellement savoir pourquoi. Il explique qu’à force de vouloir toujours plus d’argent, on en vient à s’oublier derrière cette grosse machine et à perdre l’essentiel des yeux. C’est pour cette raison qu’il est toujours resté les pieds ancrés bien au sol afin de rester proche de ses valeurs. En plus d’être le gestionnaire de l’agence totale MXO depuis plus de 20 ans, il agit aussi à titre de bénévole pour la Société Saint-Vincent-de-Paul de Saint-Jean-sur-Richelieu avec ses employés.

Il collecte des denrées non périssables pour aider à nourrir les personnes les plus démunies. De plus, il est mentor et membre du comité pour l’Association québécoise des technologies. Ces rôles lui permettent d’être activement présent dans le réseau d’affaires et d’offrir son soutien aux professionnels du milieu. 

Une agence 720

Pour ce qui est du futur, monsieur Trinque désire faire connaître davantage son agence 720, un réseau de partenaires qui mise sur la collaboration pour bien cibler les besoins des clients et les référer aux bonnes personnes-ressources. Cette initiative semble découler d’un phénomène récurrent vécu par le passé avec ses clients. «À une certaine époque, on prenait pour acquis que ces gens-là avaient clairement identifiés c’est quoi la source du problème, puis on partait alors dans le projet. On développait un site de commerce électronique puis au bout d’un an, le client n’avait rien vendu de plus et il se fâchait après nous. Mais là, on se positionne en voulant comprendre le client et ça fait en sorte que quand les gens nous approchent, on se met à leur poser des questions assez profondes. Et là, on voit que ce n’est pas un enjeu de commerce électronique. C’est peut-être un enjeu de ressources humaines. C’est peut-être un enjeu légal. […] Donc, nous autres on sert un peu d’entremetteur là-dedans. On est là pour aider le client un peu à s’enligner», raconte-t-il au sujet de l’idée derrière l’agence 720. 

Ce dernier projet montre encore une fois que la collaboration et la communication sont des éléments essentiels pour Steve Trinque. À travers son parcours professionnel remarquable, il nous prouve qu’il existe encore des personnes qui ont à cœur l’être humain dans le monde difficile et cruel des affaires. Il n’y a aucun doute qu’avec ses diverses implications sociales, autant au plan professionnel que communautaire, celui-ci parvient à rendre la société un peu plus humaine chaque jour.

Celui qui a été nommé Personnalité d’affaires de l’année en 2018 par la chambre de Commerce et de l’Industrie du Haut-Richelieu laisse définitivement sa marque partout où il passe et prouve qu’il est encore possible de réussir en affaires tout en respectant ses valeurs.

Dès la première seconde, Madame Ghislaine Théoret nous charme avec son regard bienveillant et sa présence qui dégage un mélange de charisme, de bonté et de grande sagesse. Rencontre avec une femme inspirante qui est principalement guidée par un profond amour de l’être humain.

 À la barre de l’organisme « Le Garde-Manger Pour Tous » depuis presque 25 ans, Madame Théoret affirme avoir surmonté énormément de défis afin d’assurer la distribution de nourriture à des milliers d’enfants chaque jour provenant de milieux défavorisés. Cet organisme fondé en 1985 permet aujourd’hui de remplir quotidiennement 3000 assiettes à travers 24 écoles en plus d’assurer la redistribution de 2500 kg de nourriture parmi 21 organismes communautaires de Montréal.

Impliquée depuis 1994 au sein de l’organisme, Madame Théoret a d’abord été conviée à restructurer le programme afin d’effacer les dettes et de remettre de l’ordre dans l’organisation, chose qui lui a été possible de faire étant donné sa profession de notaire. « Le garde-manger était déficitaire, ils étaient à veille de fermer les portes, la directrice de l’époque était en burn-out et on ne savait plus quoi faire », mentionne Madame Théoret en se souvenant de son entrée dans l’organisme. Même si elle avoue avoir permis à l’organisme de reprendre des forces, le rôle venait avec sa part de défis et surtout, une charge de stress immense.

« J’ai travaillé avec une lettre de démission dans mon tiroir tout le temps parce que c’était extrêmement difficile. L’accueil était très, très difficile. J’étais confrontée à beaucoup de préjugés puisque je suis notaire de profession. Alors qu’est-ce qu’un notaire venait faire dans le domaine du communautaire? C’était très difficile pour les personnes d’accepter ça ». Heureusement, les préjugés sont tombés bien rapidement une fois que les gens ont appris à la connaître et qu’ils ont constaté que Madame Théoret avait réellement à cœur le succès de cet organisme.

« C’est incroyable tout ce que j’ai traversé pis je l’ai traversé. J’en reviens pas, je me tenais debout. Mais j’avais un objectif et l’objectif était de remettre ça sur pied pis que les enfants mangent dans les écoles », se souvient-elle avec un léger sourire aux lèvres. Madame Théoret avoue aujourd’hui que le fait d’être entourée d’une excellente équipe lui permet de continuer à faire ce travail depuis autant d’années. Elle croit que le fait de pouvoir faire confiance aux autres et de déléguer les responsabilités est une belle force qu’elle n’aurait jamais pu apprendre d’elle-même dans un environnement très contrôlé et indépendant comme le notariat. Elle mentionne aussi qu’être extrêmement persévérante et patiente l’a beaucoup aidé dans son cheminement professionnel au sein du communautaire. Elle souligne d’ailleurs qu’elle voit un parallèle très intéressant entre le communautaire et sa profession de notaire puisqu’elle est amenée à jouer dans la dimension humaine dans les deux circonstances. « C’est une entraide, tout comme je le fais à mon bureau avec mes clients », dit-elle d’entrée de jeu, tout en spécifiant que ses clients ont besoin d’être écoutés et compris à travers leurs situations difficiles.

Lorsque l’on parle des plus grandes réussites de l’organisme, Madame Théoret soulève le fait que les services instaurés en 1985 sont toujours en fonction aujourd’hui en plus d’avoir pu assister à l’émergence d’une belle plateforme de réinsertion sociale. « Le service de distribution est toujours là après tant d’années. Pis le service de repas aux enfants aussi est toujours là. On a 24 écoles, c’est quand même quelque chose. C’est un très beau plateau de réinsertion sociale. C’est un très beau réseau d’entraide. Moi je dis que le Garde-Manger c’est une passerelle. Ça aide plein de personnes à aller vers ailleurs. C’est un beau lieu d’influence. Je suis très fière de ça. Je suis très fière des employés. Je suis très fière de chacune des personnes qui composent le Garde-Manger », dit-elle avec l’œil pétillant de fierté.

Madame Théoret conclut sur le fait qu’elle espère que la société parviendra à s’unir de plus en plus au fil des années et à prendre racine dans des valeurs humaines comme l’amour et l’entraide. Elle sait que cela ne pourra pas être fait du jour au lendemain, mais elle croit qu’il y a toujours de l’espoir que les choses évoluent dans une direction plus collaborative et communautaire. Cette femme, issue d’une famille de 8 enfants et qui a vécu dans l’amour, croit fermement que les êtres humains sont faits pour s’aimer et s’enrichir ensemble. C’est d’ailleurs avec cette conviction qu’elle poursuit son travail avec toujours autant d’ardeur et de passion, presque 25 ans plus tard.

 

La voix douce et réconfortante de madame Bachand nous indique rapidement qu’elle est une personne bienveillante qui aime aider les autres. Depuis plusieurs années, elle est la directrice du CQJDC (Comité québécois pour les jeunes en difficulté de comportement), un organisme qui vient en aide aux jeunes qui connaissent des difficultés au plan social, émotif et comportemental. La mission de l’organisme est de faire progresser la qualité des services qui sont offerts à ces jeunes en offrant des activités de formations aux intervenants qui œuvrent auprès de ceux-ci. 

D’entrée de jeu, il est évident pour Marie-Ève que c’est vraiment la collaboration qui est au cœur de tout ce qu’elle fait. «Il y a une confiance mutuelle très grande entre les membres de l’équipe. Moi, en tant que directrice, je prône la collaboration, je prône l’entraide, » explique-t-elle. Sinon, ce qui la motive à continuer après toutes années, c’est de créer une différence par le biais des activités proposées, mais aussi de bénéficier de l’appui constant de toute son équipe de travail. « Ce qui me motive le plus, je pense que c’est vraiment de savoir que nos activités, les services qu’on offre, font une différence. C’est quand une personne, par exemple, un participant qui assiste à une formation va venir nous voir par la suite pour nous dire que ça l’a vraiment fait réfléchir. […] De savoir aussi que j’ai l’appui des gens qui m’entoure dans mon travail, c’est vraiment important pour moi, » raconte-t-elle avec une admiration sans borne pour ses collègues.

L’un des plus beaux accomplissements, selon Marie-Ève, c’est la création du programme «Je suis capable, j’ai réussi! » qui roule depuis 20 ans et qui permet de souligner les jeunes qui fournissent un grand effort pour s’impliquer et s’améliorer à travers leur processus de changement. Le prix, d’une valeur de 200$, est adapté selon les intérêts du jeune gagnant. Il s’agit d’une démarche cherchant non seulement à souligner les efforts du jeune, mais aussi à l’encourager à poursuivre sur sa bonne lancée. «On invite l’intervenant en question à aller magasiner avec eux. Peut-être une journée cinéma-resto, des choses comme ça, mais avec un budget de 200$. Au fil du temps, on a récompensé 200 jeunes comme ça. Puis, chaque année, on demande aux intervenants de nous envoyer des photos. Quand on reçoit ces belles photos-là, on se dit qu’il faut continuer,» raconte-t-elle avec une pointe de fierté. D’ailleurs, un concours similaire s’adresse aussi aux intervenants, avec le programme « Une pratique remarquable » qui récompense ceux-ci avec un certain montant d’argent en plus d’un accès privilégié à des congrès, des formations et plus encore.

Ce sont des programmes bien appréciés au sein de l’organisme, qui malgré l’accès à un budget très limité, parviennent à laisser un gros impact quand même. «On est très fier, car on réussit à faire ça avec peu de moyens. On trouve qu’on en fait beaucoup avec peu , » ajoute Marie-Ève à ce sujet.  Ils ont aussi une revue gratuite, La Foucade, qui s’adresse autant aux intervenants qu’aux parents des jeunes qui ont des difficultés de comportement. Une belle ressource pour obtenir des outils complémentaires et se renseigner davantage sur les réalités du milieu.

Pour le futur du CQJDC, Marie-Ève souhaite vraiment accroître le nombre de formations données et assurer aussi un suivi pour les intervenants qui suivent ces formations. «C’est vraiment de mettre en place davantage de journées de formations, mais aussi, d’implanter des éléments de suivi post-formation auprès des intervenants parce qu’on souhaite mieux les accompagner dans les changements de leur pratique. C’est prouvé que le changement des pratiques se fait quand il y a un suivi, un accompagnement, » explique-t-elle quant à son souhait pour le futur.

Nul doute qu’il s’agit bien là de la preuve indéfectible que le CQJDC cherche constamment à améliorer ses pratiques dans le but de permettre autant l’épanouissement des jeunes en difficulté de comportement que celui des intervenants qui leur viennent en aide. Un travail remarquable qui mérite d’être souligné, d’autant plus qu’il s’agit du 25e anniversaire de l’organisme depuis sa fondation.

 

Dès les premières secondes, la voix chaleureuse de Luc Chulak nous fait comprendre instantanément qu’il s’agit d’un homme bon et généreux qui a vraiment à cœur son travail. À la tête de l’organisme le Groupe des aidants du Sud-Ouest, il se donne pour principale mission de fournir les meilleurs services possible aux aidants qui prennent soin de proches de 50 ans et plus. L’organisme est une ressource qui offre du soutien et de l’encadrement aux aidants qui ont de la difficulté à gérer ce rôle dans leur propre quotidien. Pour ce faire, l’équipe d’intervenants propose du soutien psychosocial qui se déploie à deux niveaux, soit : l’écoute active et le référencement à d’autres ressources. De plus, ils offrent une vaste gamme d’activités qui permettent à l’aidant de bien gérer ce rôle au plan psychologique. On parle ici de conférences, d’ateliers de relaxation, de groupe de soutien, etc.

À l’inverse de différents organismes qui offrent des services similaires, monsieur Chulak soutient que le Groupe des aidants du Sud-Ouest est le seul à fournir de l’aide uniquement aux aidants, sans que ce soit seulement un simple volet parmi tant d’autres. «On est l’un des rares organismes montréalais entièrement dédiés aux proches aidants. C’est-à-dire que notre mission c’est juste ça. Et on est l’un des pionniers dans ce domaine-là, non seulement au niveau de Montréal, mais aussi de tout le Québec. Notre valeur ajoutée c’est vraiment qu’on n’a pas de liste d’attente, on essaie de répondre rapidement aux situations que les gens nous font part », raconte-t-il au sujet de ce qui fait leur différence. Pour monsieur Chulak, la motivation se puise directement dans la satisfaction de voir la vie des gens changer autour de lui et de pouvoir, du même coup, mettre en lumière cette réalité qui n’est pas encore assez prise en considération par le grand public. Selon ses propres observations, encore trop peu de gens dans la société parlent de ce que cela implique vraiment d’être un aidant pour un proche alors qu’il s’agit pourtant d’une très grande responsabilité qui peut affecter psychologiquement toute personne endossant ce rôle.

Malgré tout, Luc Chulak est très heureux de pouvoir faire une différence concrète dans la vie des gens qui viennent voir l’organisme pour obtenir des ressources d’encadrement. «La réussite, ça reste de faire en sorte que les gens à qui on rend nos services, que les gens qu’on accueille ici, repartent avec un plus dans leur réalité. La réussite se fait lorsqu’on voit qu’il y a eu un changement dans la façon dont les gens voient leur situation ou abordent leur vie personnelle. Et aussi de faire en sorte que l’organisme soit davantage reconnu dans le milieu et qu’on acquiert une certaine crédibilité comme acteur social d’importance » , explique-t-il avec fierté. 

Lorsqu’il est question de son leadership, Luc considère être un leader participatif qui ne peut s’empêcher de consulter son équipe de travail pour toutes décisions concernant l’organisme.

«J’essaie vraiment d’avoir de l’écho de mon équipe de travail sur les grandes décisions à prendre. Consulter régulièrement les personnes concernées. Me nourrir personnellement, mais aussi collectivement de tout ce qui se passe. Prendre le pouls de l’équipe, mais prendre aussi le pouls des partenaires avec qui on travaille. D’être un petit peu à l’écoute de ce qui se passe dans la réalité du milieu » , explique-t-il à ce sujet. C’est probablement cette approche basée sur la collaboration qui lui permet d’être aussi impliqué dans son équipe de travail et d’être toujours en premier plan pour aider le Groupe des aidants du Sud-Ouest à trouver de nouvelles façons de se dépasser. 

D’ailleurs, il note que le plus grand défi à ce jour est d’implanter l’idée aux gens que le rôle de proche aidant n’est pas à prendre à la légère et qu’il faut se préparer en conséquence pour y faire face. «Il est difficile pour le proche aidant de se reconnaître comme tel. Donc, cette notion même de proche aidant, et ce rôle du proche aidant, n’est pas encore très connu et les gens n’en prennent pas tellement conscience. Ils se décrivent avant tout, et c’est normal, comme des conjoints, des parents, des enfants, et non pas comme un proche aidant, c’est-à-dire, un rôle supplémentaire à assumer. Alors ça, c’est le grand défi qui reste à relever. C’est toujours à recommencer, » explique-t-il.

Pour le futur, Luc Chulak désire continuer à faire connaître la réalité des proches aidants et il souhaite aussi étendre son service pour rejoindre tous ceux qui s’occupent d’un proche, peu importe leur âge. «Le premier objectif c’est de continuer à consolider nos services actuels, de continuer à faire en sorte que de plus en plus de gens puissent s’adresser à nous en étant présent avec nos partenaires, en faisant de la publicité de nos activités, en faisant la promotion de nos événements, en faisant en sorte que de plus en plus d’organismes ou d’institutions réfèrent des gens vers nous. Sinon, nos services s’adressent aux aidants d’une clientèle qui est plus âgée. On est actuellement en réflexion de voir pour élargir nos services pour tout proche aidant. C’est l’un de mes souhaits, » conclut-il.

Avec un dévouement aussi grand pour le Groupe des aidants du Sud-Ouest, il est certain que monsieur Chulak et son équipe parviendront à sensibiliser davantage de personnes dans le futur et à offrir le soutien nécessaire à tous les proches aidants qui cherchent des solutions pour mener une vie équilibrée malgré les grandes difficultés qui accompagnent le rôle. 

D’entrée de jeu, la grande confiance et la maturité que dégage Cédric Charbonneau montrent qu’il n’est définitivement pas un jeune étudiant comme les autres. Responsable d’un projet au Collège Montmorency qui va bientôt devenir une entreprise en septembre 2019, Cédric offre des services d’enregistrement par le biais d’un studio appelé Northhill Studio qui s’adresse particulièrement aux jeunes artistes de Laval.

Ce qui était simplement un projet pilote qui a débuté en 2017 et qui a été géré par quelques étudiants du cégep, voilà maintenant que le Northhill Studio s’apprête bientôt à déployer ses ailes pour aider de jeunes artistes à faire leur place dans le milieu artistique. Le projet est déjà très prometteur puisqu’il a gagné la troisième place de Startup Weekend à Laval en janvier 2018 ainsi qu’une bourse de 500$ au défi OSEntreprendre.

Sans aucune hésitation, Cédric pense que le Northhill Studio va pouvoir aider à mettre plusieurs jeunes artistes lavallois sur la carte en leur offrant l’accès à un enregistrement de qualité à un coût très abordable. «L’un des objectifs c’est d’améliorer le volet culturel, ici à Laval. Je pense qu’il est quand même présent, mais qu’on pourrait vraiment l’améliorer. On a beaucoup de potentiel au niveau artistique alors nous on aime ça aider, mettre les outils de l’avant pour les artistes d’ici. Puis nous ici ce qu’on offre, c’est un service de qualité professionnel, mais à un prix abordable puisque notre clientèle cible n’a pas souvent un pouvoir d’achat pour se payer un service d’enregistrement, » explique-t-il sur ce qui fait leur différence par rapport aux autres studios d’enregistrement.

Pour ce qui est de sa motivation, il la puise directement dans son interaction avec l’artiste et ce qu’il peut lui offrir pour aller toujours plus loin. «J’adore le côté social avec les artistes. J’aime comprendre l’artiste. J’aime travailler avec lui et j’aime le développer aussi. Quand il y a un succès, c’est gratifiant. Mon objectif c’est vraiment d’aider ces artistes-là à percer dans le milieu de la musique, » raconte Cédric à ce sujet.

Sinon, le travail en soi demande une excellente écoute et une personnalisation du service en fonction de chaque client rencontré. «On est très à l’écoute du client. C’est un service qui demande beaucoup d’attention. On doit apporter une touche personnelle à l’artiste, » explique-t-il au niveau du service client.

Par contre, malgré la grande qualité du service offert, Cédric réalise que les clients ne sont pas toujours faciles à gérer et qu’il faut souvent faire des compromis pour s’adapter autour de ceux-ci. « Dans ce domaine-là, les artistes sont des clients qui manquent un peu de stabilité, qui ne sont pas toujours au rendez-vous, des clients assez difficiles à gérer. Il faudrait donc mieux gérer ces clients-là, les fidéliser par la suite, et c’est quelque chose qui demande du temps, » explique Cédric. Il pense qu’il s’agit de l’un des grands défis qui attendent la future entreprise en plus de s’assurer d’une croissance suffisante pour ouvrir un deuxième studio d’enregistrement dans un avenir rapproché.

La grande difficulté rencontrée par Cédric actuellement se situe surtout au niveau du manque de temps pour communiquer avec ses collègues qui travaillent sur le projet avec lui. «Vu qu’on est étudiant, c’est difficile des fois avec notre plage horaire de se parler. Il faudrait mettre plus de rencontres, se parler plus souvent, donc je pense que la communication c’est un volet à améliorer, » raconte-t-il.

Heureusement, cela n’empêche pas Cédric de voir grand et de miser sur des projets à la hauteur de ses ambitions. Pour le futur, Cédric espère pouvoir rendre l’accessibilité aux cours d’ingénierie plus facile que jamais en proposant une éducation gratuite via leur entreprise. «On voudrait apporter un volet éducatif à l’entreprise. C’est-à-dire, peut-être donner des cours en ingénierie du son aux étudiants. Aller chercher des subventions pour assurer une éducation gratuite pour ces étudiants-là parce qu’on parle de 20 000$ pour rentrer dans une école d’ingénierie du son. C’est vraiment cher et les étudiants n’ont pas les moyens pour se l’offrir, » conclut Cédric sur ses projets à long terme. 

Avec plein de beaux objectifs pour le futur et un réel désir de propulser les jeunes artistes vers de nouveaux sommets, il n’y a aucun doute que le Northhill Studio va connaître un grand succès avec Cédric Charbonneau à la tête de l’entreprise.

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