La notion de compétence

La notion de compétence est galvaudée. Nous l’employons trop souvent, dans les  curriculum vitae par compétences ou encore dans les compétences recherchées dans le monde du travail car  il  n’y a pas une compétence qui serait purement reçue ou transmise. Toute acquisition de compétence implique une volonté de transformer son propre être, son rapport au monde, qui est de l’ordre du projet et non pas simplement de l’apprentissage. Toute recherche sur la compétence doit prendre en compte cette dimension projective.

Il n’y a pas de compétence qui serait purement pratique, comportementale. Il est vrai qu’en elle-même, la notion a tendance à ne considérer que ces aspects pratiques.

Comme décrit dans le document  de Dolz intituée « La notion de compétence : nécessité ou vogue éducative » le terme de compétence est source de nombreuses  confusions. Souvent, il y a un malentendu quand nous parlons de compétences. On peut penser que cette personne est compétente puisqu’elle a tel ou tel poste, alors que d’autres vont analyser ses aptitudes et dire que cette personne est incompétente. Qui n’a pas entendu ses mots dans le monde du travail? Il y a ainsi une subjectivité dans les propos. Prenons le travail de réceptionniste. Je pense que pour certains le terme « compétent » va avec la finalité alors qu’en réalité  la compétence sous-entend aussi d’autres ressources comme la communication efficace, une facilité  pour rédiger les documents, et ce, sans fautes, répondre à tous les appels et donner les informations précises,  pourtant, il peut lui manquer, ce que je crois d’une haute importance, la capacité d’entrer en communication avec la clientèle. Pour les uns, cette réceptionniste  apparaît compétente, pour d’autres, il lui manque une aptitude essentielle. La compétence s’inscrit dans la mobilisation des ressources et non dans les ressources.

Je me suis intéressée aux compétences transversales, il m’apparaît  important de mentionner que la capacité de s’adapter,  à apprendre, la créativité ou encore le pouvoir de résoudre des problèmes  font partie des exigences de la compétence.  J’ai eu  à diriger des gens qui étaient entre deux carrières, donc sans emploi,  qui devaient faire un choix et par conséquent je devais les aider en misant sur les compétences transversales.  Ils ont été nombreux à trouver satisfaction. Cependant, il y a lieu de s’interroger sur  leur façon  d’être en entrevue qui pouvait être déterminante. Est-ce seulement les compétences transversales ou encore une attitude de confiance en soi? Dans ce cadre précis, est-ce qu’il y a des compétences  transversales qui sont plus efficaces parce que plus apparentes, couplés, bien entendu avec un savoir technique?

Francine Léveillé, M.Éd, psychosociologue

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