Un travailleur canadien sur trois a ou a eu un problème de santé mentale comme la dépression ou un trouble d’anxiété

L’enquête de Morneau Shepell montre également que 25 pour cent des employés affirment avoir été malades au cours des six derniers mois en raison du stress lié au travail

TORONTO, le 27 janv. 2015 /CNW/ –  Un employé canadien sur trois (soit 33 pour cent) dit avoir ou avoir eu un problème de santé mentale comme la dépression ou un trouble d’anxiété. De plus, 27 pour cent affirment éprouver des symptômes importants de stress. C’est ce que révèle une nouvelle étude annoncée aujourd’hui par Morneau Shepell.

Selon la nouvelle enquête nationale réalisée auprès d’employés, employeurs et médecins de partout au Canada, plus de la moitié des employés (soit 58 pour cent) ont rapporté avoir subi des effets négatifs du stress au travail, alors que près de la moitié (soit 45 pour cent) ont révélé avoir songé à quitter leur emploi en raison du stress lié au travail et de ses répercussions. Par ailleurs, presque un tiers des employés (soit 31 pour cent) ont pris des jours de congé en raison du stress lié au travail, et un quart (soit 25 pour cent) ont affirmé avoir été malades au cours des six derniers mois pour les mêmes raisons.

Selon Alan Torrie, président et chef de la direction de Morneau Shepell, « Les employeurs commencent à comprendre que la maladie mentale n’est pas un enjeu qui ne préoccupe que quelques personnes, mais qu’il concerne l’entreprise dans son ensemble. Ces dernières années, de nombreuses entreprises ont fait d’énormes progrès, mais il reste beaucoup de travail à faire pour que tous les milieux de travail soient psychologiquement sains et pour donner aux gens le courage de chercher l’aide dont ils ont besoin. »

Un milieu de travail psychologiquement sain est un milieu de travail productif

Selon l’enquête, une écrasante majorité des employés croient qu’un milieu de travail psychologiquement sain est un milieu de travail productif. En effet, 90 pour cent d’entre eux affirment que la gestion de la santé mentale est importante pour la productivité. En outre, une grande majorité (soit 83 pour cent) ne voit pas nécessairement le stress comme quelque chose de globalement négatif et précise que le stress lié au travail peut être positif ou négatif selon la façon dont l’employeur soutient les employés et répond à leurs besoins. Néanmoins, malgré la sensibilisation croissante quant à l’importance de la santé mentale en milieu de travail, seuls 56 pour cent des employés croient que l’entreprise pour laquelle ils travaillent favorise le bien-être mental.

Selon Paula Allen, vice-présidente, Recherche et Solutions intégratives, « L’enquête a révélé que la perception des employeurs diffère de celle des employés en ce qui a trait à la gestion de la santé mentale en milieu de travail. En général, la perception des employeurs sur la façon dont ils gèrent la santé psychologique en milieu de travail est meilleure que celle de leurs employés. Notre enquête montre également que les employés reconnaissent qu’un milieu de travail psychologiquement sain a une grande valeur commerciale. Le soutien assuré par l’employeur est critique quant à la façon dont les employés perçoivent le stress et ses répercussions sur eux; il a aussi une influence sur la productivité et, au final, sur la réussite de l’organisation. »

La stigmatisation demeure un obstacle au progrès

Bien que le soutien des entreprises soit de plus en plus important, cette étude montre que la stigmatisation représente toujours un défi. Une forte majorité des employés (soit 71 pour cent) se sont dits préoccupés par la stigmatisation entourant la maladie mentale. Pour 65 pour cent des employés, l’autostigmatisation représente un problème, tandis que plus de la moitié (soit 53 pour cent) se sont dits préoccupés d’être stigmatisés par leurs médecins.

Fait intéressant, l’enquête montre que, dans beaucoup de cas, les employés sont plus durs à l’égard des personnes atteintes d’une maladie mentale que leurs employeurs et que ces personnes font encore l’objet d’attitudes très négatives. En effet, un employé sur cinq (soit 19 pour cent) croit qu’une personne atteinte de maladie mentale exerce un plein contrôle sur sa maladie (alors que chez les employeurs, cette proportion s’élève à 12 pour cent).

Source: CNW Telbec

http://www.newswire.ca/fr/story/1477783/un-travailleur-canadien-sur-trois-a-ou-a-eu-un-probleme-de-sante-mentale-comme-la-depression-ou-un-trouble-d-anxiete

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